Aujourd’hui, l’étape entre Saarbrücken et Strasbourg, longue de 111 km, a été marquée par la chute, au bout de seulement 30 km de Harsh, sa
roue avant ayant touché la roue arrière du cycliste qui le précédait. Heureusement, à part la frayeur de la chute, quelques excoriations et une contusion d’un doigt de la main gauche, Harsh a pu
remonter sur son vélo et arriver à Strasbourg avec ses collègues. L’ensemble du groupe allait bien ce soir et se préparait à la journée de demain qui sera l’objet de rencontres avec le
Représentant de la Grèce auprès du Conseil de l’Europe et les médias.
Harsh est un étudiant secret, calme et sérieux.
Samedi 7 juin, j’ai eu un privilège, pouvoir parler avec chacun des cyclistes. Les autres soirs où le temps est d ‘avantage compté, j’ai un compte rendu détaillé de la journée par Harsh.
Ces étudiants me sont apparus plus que jamais motivés et passionnés par la cause qu’ils défendent. Ils ont conscience
de faire quelque chose de grand. Ils ont envie de le réussir. Quel plaisir d’entendre Romain parler de "la belle solidarité du groupe lors des ascensions difficiles". Merci
Romain !
Quelle surprise de voir ces jeunes étudiants me remercier alors que ce sont eux qui font les efforts et qui souffrent sur leurs vélos.
Christophe, Guillaume, Harsh, Julien, Romain, je suis fier de vous et je suis convaincu que nous allons réussir, ensemble, quelque chose de grand.
En attendant, c’est à moi de vous dire : merci et bravo !
Continuez avec… panache !
Voilà presque une semaine que nous avons quitté Lille et depuis nous avons déjà parcouru près de 450 km à travers quatre pays : la France, la Belgique, le Luxembourg et depuis hier l’Allemagne. Le plus fou est que nous ignorions être capables d’une telle prouesse qui ne représente pourtant que le quart de l’itinéraire total. Certes la fatigue s’accumule mais la motivation est intacte.
Depuis que avons traversé la grande forêt des Ardennes il y a 3 jours et même aujourd’hui où nous
récupérons à Sarrebruck, ville industrielle certes mais enserrée de collines boisées, nous comprenons mieux la valeur symbolique des arbres. Le feu
et c’est un paysage détruit, un horizon dévasté. C’est aussi un morceau d’âme qui se perd. L’un de nos interlocuteurs grecs à Luxembourg nous a ainsi relaté le cas d’habitants du Péloponnèse,
désespérés au point de verser des seaux de peinture verte sur les sols calcinés où s’étendaient autrefois leurs jardins et leurs oliveraies.
Il leur en faut du courage pour affronter telle catastrophe. A côté notre défi cycliste n’est rien et si les rencontres que nous faisons à chaque étape sont toujours autant d’encouragements pour
tenir bon et rallier Olympie au 30 juin, ce sont surtout autant de soutiens adressés aux paysans grecs. Par là même, nous savons combien notre action fait sens et les conférences de presse que
nous organisons sont là pour relayer auprès du plus grand nombre notre message : il faut des arbres pour la Grèce !
A suivre…
Demain, étape 5 : Sarrebruck – Strasbourg
Tout éblouis encore du chaleureux accueil que nous avons reçu ces deux derniers jours de la part de la Communauté Hellénique
de Luxembourg, nous nous réjouissons aussi ce matin que la presse locale se fasse l’écho de notre aventure cycliste et plus globalement du projet « Un Arbre pour la Grèce ». En page 3
du quotidien gratuit L’Essentiel, l’article d’Isabelle Hartmann, illustré d’une photo, est titré : « Ils roulent pour planter des oliviers ». Peu à peu, par la médiatisation de
notre message dans chacune des villes
étapes, le projet prend ainsi l’envergure européenne que nous voulions lui insuffler.
A ce titre
l’itinéraire d’aujourd’hui constitue une forme d’hommage à l’idée d’Europe puisque toute la journée nous nous jouerons des frontières nationales.
A peine avons-nous quitté Luxembourg que déjà nous atteignons la petite station thermale de Mondorf-les-Bains : la France est ici à moins d’un kilomètre. Mais c’est 10 km plus loin et après avoir dévalé du plateau à travers le vignoble mosellan, que nous découvrons Schengen. Le village est minuscule et s’il a été choisi pour l’accord libérant les frontières entre les états signataires, c’est en raison de sa situation géographique exceptionnelle. En effet il se trouve exactement au point triple entre trois pays. Il nous suffit ainsi de franchir la Moselle pour nous retrouver à Perl en Allemagne et tout de suite au sud à Apach en France.
A 13h30, les deux frontières passées, nous déjeunons avant de repartir pendant 15 km longer la frontière allemande des hauteurs qui séparent les vallées de la Moselle et de la Sarre. Ce passage, en théorie plus aisé que de nombreuses côtes que nous avons franchies lors des précédentes étapes se révèle en fait un casse-jambes terrible. Nos muscles sont lourds encore des pentes ardennaises et nous avons bien du mal à ne pas craquer. Nous ne forçons pas et ralentissons notre allure.
A Waldwisse, la frontière allemande, la troisième du jour, vient nous soulager : elle prélude à une belle descente sur la Sarre. Après quoi nous n’avons plus qu’à suivre la rivière sur 45 km de routes quasiment planes mais à sections urbaines et donc à fort trafic. Nous devons régulièrement nous arrêter attendre la camionnette voire un ou deux d’entre nous coincés à des feux. En revanche nous apprécions les quelques pistes cyclables à emprunter.
De Sarrelouis jusque Sarrebruck, toute l’agglomération sarroise défile devant nous avec son lot de terrils anciens, d’usines et de centrales. Si la Grèce, à son échelle, ne rencontre évidemment pas les mêmes problèmes environnementaux qu’un bassin industriel, il nous est pourtant difficile en voyant un tel paysage de ne pas penser au Péloponnèse ravagé par les flammes et à son écosystème dégradé si l’on ne fait rien pour longtemps.
A suivre…
Prochaine étape : vendredi 6 juin / Luxembourg – Sarrebruck
Nos cinq cyclistes et leurs soutiens logistiques vont bien.
Hier soir, le dîner chez le responsable du service de presse de l’Ambassade de Grèce à Luxembourg s’est très bien passé.
Aujourd’hui, l’étape de 92 km entre Luxembourg et Saarbrücken a marqué les organismes mais tout se passe bien. Le vent était présent mais pas la pluie.
C’est aussi le premier article dans la presse luxembourgeoise de nos bâtisseurs de la fraternité européenne. Le journal « L’Essentiel » leur consacre un bel article.
Un très grand merci à tous les auteurs des messages de soutien que nous recevons. Ils nous vont droit au coeur. Dès que nous avons quelques minutes et un accès Internet, nous les lisons et les… relisons.
L’accueil des Communautés Helléniques est exceptionnel et source, lui aussi, d’un solide réconfort.
Nous avons conscience de participer à quelque chose de grand. Ensemble, agissons pour répandre
l’élan nouveau de la démocratie en Europe, un élan à l’origine d’une solidarité
citoyenne et européenne.
Cette journée à Luxembourg vient à point nommer tant la fatigue des derniers jours s’est accumulée. C’est aussi et surtout l’occasion d’approfondir les relations amicales que nous avons commencées à nouer hier avec la communauté grecque de la ville.
M. Goulakis Byron se fait notre guide dans les couloirs du Parlement Européen.
Nous retrouvons ensuite Mme Anastasia Kavvadia, Présidente de la Communauté Hellénique de Luxembourg, et M. Georgios Grilos,
référendaire auprès de la Cour Européenne de Justice pour la visite de cette institution.
A 16h, M. Paul Helminger, bourgmestre de la ville, nous reçoit dans les salons d’honneur de l’Hôtel de Ville pour une conférence de présence de Son Excellence, M. Donysos Kodellas Ambassadeur de Grèce
au Luxembourg.
A l’entrée du Pont Grande Duchesse Charlotte qui relie la vieille ville au quartier européen, une plaque rappelle la déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950, événement fondateur de la construction européenne : « L’Europe ne se fera pas d’un coup ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ». C’est tout à fait dans cet état d’esprit qu’est née notre action au sein du projet « Un Arbre pour la Grèce » : comment en effet aider les paysans grecs qui ont tout perdu dans les incendies de l’été dernier sinon par la solidarité de tous les citoyens de l’Europe ?
La petite équipe a bien récupéré de sa difficile journée d’hier. Le repas pris hier soir avec les représentants de la Communauté
Hellénique, dans une atmosphère très chaleureuse, a fait du bien au moral des
troupes.
Le 5 juin, il y a eu la conférence de presse organisée par l’Ambassade de Grèce en présence de Son Excellence Monsieur Dionysios Kodellas - Ambassadeur de Grèce au
Luxembourg - et de Monsieur Paul Helminger, Maire de Luxembourg.
Plusieurs médias étaient présents pour découvrir ces cyclistes atypiques en train de poser les premières pierres d’une solidarité citoyenne et européenne.
Le soir, c’est l’attaché de presse de l’Ambassade de Grèce qui dînait avec nos cyclistes.
Un grand merci à la Communauté Hellénique pour son soutien et son réconfort à l’égard de ces jeunes cyclistes.
Un grand bravo à ces jeunes cyclistes qui inspirent respect et fierté.
Des personnalités...
Son Excellence Monsieur Georges Anastassopoulos

Président de la Conférence Générale de l'UNESCO
Monsieur Théodoros Kassimis

Vice-Ministre des Affaires étrangères (Grèce)
Son Excellence Monsieur Dimitrios Paraskevopoulos

Ambassadeur de Grèce en France
Madame Jacqueline de Romilly

de l'Académie Française
Madame Niki Goulandris

Présidente du Musée d'Histoire Naturelle d'Athènes
Nikos Aliagas

Journaliste, animateur de télévision
Stéphane Bern

Journaliste, animateur de radio et télévision
Jean-Marie Leblanc

Ancien directeur du Tour de France
et des dirigeants d'entreprises...
Pierre Berthou

Membre du bureau du C.J.D.
Gontran Lejeune

Membre du bureau du C.J.D.
Emmanuel Thaunier

Membre du bureau du C.J.D.
Emmanuel Vasseneix

Membre du bureau du C.J.D.

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