Un arbre pour la Grèce : Dossier - Résumé   /   Les Citoyens de l'Europe : Dossier

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 11:23

Un beau titre de Paul Valéry pour vous encourager dans votre tour :"Argonautes de l’Esprit", dans une nouvelle Europe qui se construit.


Par Raphaël Anton
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 00:56

Nouvel article dans la presse luxembourgeoise, dans le journal Zentrum cette fois, le 7 juin 2008.


Par Philippe Rodet
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 00:30

Les Ardennes sont loin derrière nous et pourtant nos mollets se souviennent encore de leurs côtes. Nous roulerons donc aujourd’hui tranquillement pour les ménager et ce d’autant plus que cette étape de 150 km est l’une des plus longues de toutes. Nous quittons Strasbourg et la France avec par le Pont de l’Europe. Il est 9h30 et le soleil déjà haut et chaud.

Après Kehl, nous avions prévu de longer le Rhin au plus près, une façon aussi de rendre hommage à ce fleuve international qui arrose six pays et qui a vu depuis la Préhistoire tant de voyageurs et de commerçants en utiliser la voie. A notre grande déception, alors que nous sommes séparés du fleuve d’à peine une cinquantaine de mètres, un talus nous en sépare et dont seuls surgissent ça et là des usines et les cabines tronquées des péniches. Certes ce talus porte une piste cyclable mais celle-ci est constituée de graviers qui sont autant de crevaisons potentielles. A peine montés, nous en redescendons.


Et 15 km plus loin, à Rheinau, nous retrouvons la nationale bordée d’une piste cyclable tout à fait convenable. Cette aménagement nous est aussi une contrainte supplémentaire car une fois les cyclistes engagés dessus, les véhicules accompagnateurs ne peuvent se permettre de bloquer la circulation et doivent donc avancer très loin jusqu’au prochain embranchement et les attendre là-bas. Le risque de s’égarer est faible ici car nous suivons la route principale mais c’est un risque à ne pas négliger.


Nous fonctionnons ainsi en accordéon jusque Rastatt. Les villages badois ressemblent beaucoup à ceux d’Alsace avec leurs maisons à colombages et leurs mairies fleuries. La route est agréable mais peu avant Ettlingen, la route bifurque. Le peloton suit très logiquement la piste cyclable

dans une direction tandis que, séparés d’eux, les véhicules accompagnateurs partent dans l’autre, sur une route interdite aux vélos.  Et tous, chauffeurs comme cyclistes, se rendant compte aussitôt de la méprise, tâchent de faire demi-tour, ce qui n’est simple ni pour les uns ni pour les autres. Heureusement après une bonne demi-heure de frayeur réciproque, nous parvenons à nous retrouver dans le centre-ville d’Ettlingen. L’épisode nous a fait perdre beaucoup de temps. Il faudra dorénavant nous méfier davantage des pistes cyclables quand elles sont davantage adaptées à des cyclistes isolés qu’à des groupes accompagnés

Il est 13h40 et nous profitons de cet arrêt pour enfin déjeuner. La ville au demeurant ne manque pas de cachet avec son château, ses ponts couverts et ses églises baroques. Nous avons alors parcouru 70 km sur des routes planes mais la deuxième partie de l’étape s’annonce nettement plus difficile avec les contreforts de la Forêt Noire à franchir.

Entre Ettlingen et Pforzheim, ce ne sont ainsi que montées et descentes successives qui plus est alourdies par la chaleur qui ne cesse d’augmenter. Les panneaux digitaux aux enseignes de magasins  annoncent des 30° et des 31°. Pire qu’en Alsace !


Il fait toujours aussi chaud quand après Pforzheim nous longeons la Würm, un comble quand l’on sait que la rivière a donné son nom à l’une des grandes glaciations de l’ère quaternaire. Néanmoins les hauts conifères nous laissent de temps à autre des plages d’ombres suffisantes pour souffler un peu avant de replonger

dans le soleil torride.

Une fois montés à Tiefenbronn sur un plateau dénudé, les derniers 35 km se révèlent un véritable calvaire associant chaleur, côtes, fatigue et surtout désespoir de n’en jamais voir le bout. Nous suons sang et eau. Et Christophe souffre d’un coup de soleil. Qu’en sera-t-il le 30 juin quand nous aurons à affronter le soleil grec sans même l’ombre des oliviers ? Nous mettons plus de deux heures avant d’atteindre Stuttgart. Il est 19h30.

A suivre…

Prochaine étape : jeudi 12 juin / Stuttgart – Ulm

Par Les Citoyens de l'Europe
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 23:55

Il peut paraître contradictoire dans un périple à vélo de vouloir prendre repos à Stuttgart, temple de l’industrie automobile allemande, mais après la terrible étape d’hier, nous ne demandions que ça : un peu de répit pour nos mollets. Christophe s’est remis quant à lui de son insolation et sera tout aussi prêts que nous dès demain à l’assaut du Jura Souabe. En tout cas, l’approche des Alpes (c’est déjà dans quatre jours) nous fait d’avance frémir !


A suivre…
Demain, étape 7 : Stuttgart - Ulm

Par Les Citoyens de l'Europe
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 15:13

Après plus d’une semaine de route, le 11 juin a été l’occasion d’un nouveau point téléphonique avec Harsh qui m’a fait part du bon moral de la troupe et des quelques difficultés rencontrées à l’image des chutes. Ce ne sont que des difficultés passagères et ma conviction est qu’ils vont bientôt arriver au point où, une fois les alpes franchies, tout va paraître simple.

Je me réjouis d’aller les complimenter à Olympie.




Jean-Marie Leblanc

Par Philippe Rodet
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 00:07

La 6ème étape, longue de 142 km, a été difficile. Au petit point de ce soir, on ressentait très nettement la fatigue. Il est plus que jamais important d’encourager nos cyclistes.

Lorsque je les vois en plein effort sur les photos que l’on reçoit, je dois avouer que j’éprouve à leur égard une réelle fierté.

Allez Christophe, Guillaume, Harsh, Julien et Romain, tenez bon ! Ce que vous êtes en train de faire est formidable. La mobilisation s’accentue de jours en jours.

 Guillaume en plein effort...

Par Philippe Rodet
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 22:18

Après Sarrebruck et avant Stuttgart, nous aurions pu passer bien plus au nord par Karlsruhe au lieu de Strasbourg : cela nous aurait raccourci le trajet d’au moins 70 km. Cependant la métropole alsacienne revêtait à nos yeux une symbolique trop forte pour ainsi l’éviter.

D’une part c’est en France une ville pionnière en termes d’aménagement urbains adaptés aux vélos. Il suffit d’y constater les nombreuses pistes cyclables ainsi que, aux stations de tramway, les parkings-relais réservés aux bicyclettes : par leur ampleur, on se croirait presque en Allemagne ou aux Pays-Bas.


D’autre part et surtout, après Bruxelles et Luxembourg, nous visitons à Strasbourg la troisième des capitales institutionnelles de l’Union Européenne.

Pour autant, si la symbolique est importante, notre objectif est de susciter, via les médias et les délégations grecques des villes que nous traversons, des actions concrètes d’aide au reboisement du Péloponnèse. Lors de la conférence de presse organisée dans l’après-midi dans ses bureaux, M. Dimitrios Karabalis, Représentant Permanent Adjoint de la Grèce à Strasbourg, évoque son émotion de nous recevoir au lendemain du séisme qui a frappé la région de Patras. Il nous remercie aussi de vouloir « au berceau de l’Olympisme apporter la flamme de l’espoir pour éteindre les flammes des incendies ».

 
Puis Mme Elina Kyriakopoulou, Adjointe au Représentant Permanent de la Grèce auprès du Conseil de l’Europe,  et M. Rofenstiehl, prochain Consul Honoraire de la Grèce à Strasbourg, nous apportent leurs fervents encouragements pour les prochaines étapes. Nous en aurons bien besoin demain quand il nous faudra franchir la Forêt Noire.

Pour l’heure, nous répondons aux questions des journalistes de L’Alsace et des Dernières Nouvelles d’Alsace.
A suivre…

Par Elan Nouveau des Citoyens
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 11:26

Un problème grave se pose dès le départ : Nous sommes dimanche et les magasins en Allemagne sont fermés. Il nous faut donc au plus vite rejoindre Sarreguemines en France, espérant qu’il y ait quelque chose d’ouvert, sans quoi nous n’aurons rien à manger ce midi. Les deux villes ne sont distantes que d’une quinzaine de kilomètres (un tramway transfrontalier les relie même entre elles) et nous atteignons Sarreguemines vers 10h30. Pas de marché pour aujourd’hui, mais nous y trouvons une boulangerie et, après une longue recherche, une petite épicerie et de quoi égayer un peu nos demies-baguettes.

L’inquiétude dissipée, nous reprenons la route en longeant en amont les méandres de la Sarre. Malgré les eaux maronnasses, le cadre est ici très bucolique : sur les berges herbues, pêcheurs et promeneurs sont venus profiter du beau dimanche qui s’annonce. Nous croisons aussi de nombreux cyclistes en clubs ou en familles et qui saluent notre équipée. N’est-ce pas aujourd’hui la 12e Fête du Vélo ?

C’est là que dans un moment d’oubli, cherchant à se ravitailler auprès de la camionnette, Harsch se fait surprendre devant lui par la roue de Christophe : la chute est inévitable et heureusement sans gravité. Plus de peur que de mal.



Puis nous quittons la vallée de la Sarre. S’amorce alors la montée des Vosges, alternance de faux plats et de petites côtes. Rien de vraiment difficile. Il est vrai que nous avons opté pour l’étroite vallée de la Zinsel laquelle coupe le massif à une altitude plus basse même que le Col de Sa
verne. Nous mangeons là à notre point culminant de la journée : 348 m. Il est 13h30.

Nous avons déjà parcouru 80 km mais il nous en reste encore plus de 40 jusque Strasbourg. Pensant avoir fait le plus dur de la journée et n’avoir plus ensuite qu’à dévaler vers le Rhin, nous sommes donc fort marris de découvrir qu’à la belle descente des Vosges entre les sapins succèdent un pays de collines et non de réelle plaine. Qui plus est, le temps devient très chaud. Il fait plus de 30° au soleil. Et pour couronner le tout, l’eau vient à manquer…

Nous rationnons les bidons. Désormais il nous faut nous désaltérer de petites gorgées humides à peine suffisantes pour dessécher les lèvres. Que cela nous serve de leçon pour la suite du périple, surtout l’Italie et la Grèce !

Par ailleurs, nous avions été surpris à Dinant, après seulement deux étapes plutôt nuageuses, de constater la marque de nos maillots sur nos cuisses et nos bras. Pas question ce soir de nous coucher avec des coups de soleil ! Pour la première fois depuis Lille, nous nous couvrons donc de crème solaire. Qu’importe, après tout tant qu’il ne pleut pas !

L’Alsace en tout cas nous offre des paysages lumineux. Nous traversons des villages de fermes fleuries et de maisons à colombages, autour desquels s’étendent champs de maïs, vignobles et houblonnières. Et à l’occasion d’un virage entre deux collines, au loin nous distinguons la flèche de la cathédrale de Strasbourg. Nous touchons au but.


Nous arrivons sur les bords de l’Ill à 17h. Nous apprenons alors à la radio qu’un séisme de 6,5 sur l’échelle de Richter vient de frapper le Péloponnèse, comme si les incendies de l’été dernier n’avaient pas suffisamment détruit et endeuillé.

A suivre…
Demain, rencontres et conférence de presse
Prochaine étape : mardi 10 juin / Strasbourg – Stuttgart

Par Les Citoyens de l'Europe
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 23:40

La mobilisation souhaitée par nos cyclistes va être facilitée par les relais dans les médias. Nous sommes heureux de vous informer de la publication d’un nouvel article dans « Nord Eclair », cette fois.
 

Par Raphaël Anton
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 23:06

En ce moment, c'est difficile, les différentes étapes ont fait mal aux muscles. Mais, l'ambition est intacte.

D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement quand on voit tout ce que nombre de personnes ont fait pour nous.

Quand on souffre, on repense à ces personnes formidables.
Ce soir, je voudrais en profiter pour rendre hommage à un travailleur de l'ombre infatigable : Raphaël.

Merci Raphaël.

Par Harsh Doshi
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Monsieur Théodoros Kassimis


Vice-Ministre des Affaires étrangères (Grèce)


Son Excellence Monsieur Dimitrios Paraskevopoulos

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Ambassadeur de Grèce en France


Madame Jacqueline de Romilly

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de l'Académie Française


Madame Niki Goulandris

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Présidente du Musée d'Histoire Naturelle d'Athènes


Nikos Aliagas

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Journaliste, animateur de radio et télévision


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