Arrivée des Citoyens de l'Europe à Olympie !
Forts de notre expérience en Italie, nous quittons Patras dès 10h du matin pour les 120 derniers kilomètres
jusqu’à Olympie. Le temps est idéal et la route superbe, à longer le rivage.
Après 25 km, nos amis du club cycliste de Patras nous rejoignent à Achaia. Dès lors et pour une heure, pédalant de concert, nous formons un beau peloton de noir et de jaune vêtus. Après quoi, ils
nous laissent poursuivre vers Andravida et Gastouni. Le soleil monte. Il est 13h et les cigales se mettent de la partie. Ce sera la bande-son de l’étape.
Des vendeurs de courges et de pastèques jalonnent la route comme autant de bornes kilométriques et nous arrivons à Pyrgos à 16h 10. Nous avons parcouru 97 km et 23 km nous restent encore à
parcourir, soit moins d’une heure de vélo. C’est dire si nous sommes près du but. Mais à 20 km du but, manque de chance, Romain vient de crever. La
réparation effectuée, il crève de nouveau 10 km plus loin. Heureusement que nous disposons de nombreuses rustines et de chambres à air !
Le paysage change vite. Autant la plaine côtière par laquelle nous sommes passés ce matin a été globalement épargnée par les incendies de l’été 2007 et l’on y voit encore en abondance
oliviers, lauriers-roses et eucalyptus, autant nous nous enfonçons désormais après Pyrgos dans une région de collines calcinées à la terre mise à nue et dont il ne reste rien de la végétation
hormis de noirs troncs effeuillés. Comment reconnaître là les florissantes oliveraies d’antan ? A Olympie même, les flammes sont venues lécher les habitations et les traces en sont encore
très visibles. Dès lors, le choix de cette ville comme finale de notre périple prend tout son sens : à la fois par la situation du site antique au cœur de la catastrophe écologique et
humaine, et par les valeurs olympiques que nous portons : celles de l’effort et de l’altruisme.
Nous arrivons à Olympie à 17h20 sous l’œil des caméras de télévision et fiers de ces presque 2000 km parcourus depuis Lille. Un exploit pour nous qui n’avions jamais pédalé plus d’une heure
d’affilée. Quelle joie et quel honneur surtout d’être accueillis par Mme Niki Goulandris, Président du Musée Goulandris d’Histoire Naturelle, qui œuvrent avec obstination pour le reboisement des
zones détruites, et M. le Maire d’Olympie.
Ont aussi fait le déplacement M. Jean-Marie Leblanc, ancien Directeur du Tour de France, M. Philippe Rodet, Président de l’Elan Nouveau des Citoyens, nos soutiens du Centre des Jeunes Dirigeants,
Gontran Lejeune et Emmanuel Vasseneix, Virginie Lapierre, Responsable Communication de l’Université Lille2 ainsi que Mme Pascale Gugenheim, notre professeur de l’Université Lille2. Sans eux, nous
n’en serions sans doute pas là aujourd’hui.
Lors de la conférence de presse qui suit, M. Philippe Rodet, remet aux autorités grecques un chèque de 55 000€ en complément des 25000€ qui ont déjà été versé, fruit de la campagne publique
menée en France. Une belle somme, en attendant les dons que nous aurons suscités dans les différents pays traversés.
Mme Niki Goulandris nous lit ensuite les messages de soutien que nous adressent M. Carolos Papoulias, Président de la République de Grèce, M. Stavros Dimas, Commissaire Européen chargé de
l’Environnement, et de M. Koichiro Matsuura, Directeur-Général de l’UNESCO, puis elle nous remet à chacun une plaque commémorative, symbole de nos
efforts et de notre persévérance.
Notre aventure cycliste s’achève donc ici devant les ruines du sanctuaire d’Olympie et des oliveraies dévastées. Ce n’en est pas pour autant la fin du projet « Un arbre pour la Grèce ».
M. Philippe Rodet le souligne en appelant pour le reboisement du Péloponnèse à une formidable mobilisation de tous les partenaires financiers potentiels.
Par ailleurs, il demeure toujours possible de faire un don via le site www.unarbre.org, à raison de 10€ par olivier.
Quant à nous, nous irons après-demain à Haidiri, commune de la banlieue d’Athènes jumelée avec Villeneuve d’Ascq. Nous y retrouverons avec M. Philippe Rodet, M. Theodoros Kassimis, Vice-ministre
grec des Affaires Etrangères, et M. Constantin Tournakis, Consul de Grèce à Lille, lesquels nous ont tant aidés pour mener à bien cette action à l’échelle européenne.
Nous tenons à vous remercier tous, vous qui tout au long de ces 30 jours avez suivi nos tribulations quotidiennes à travers la France, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche puis
l’Italie et la Grèce, et qui nous avez soutenus si ardemment par vos commentaires d’encouragement.
Quand nous quittons le cours de l’Adriatique, nous
voguons sur la Mer Ionienne et le flot du grand large nous porte à Igoumenitsa, vers ces bords où, sortant de son berceau de brume, l’Aurore a sa maison avec ses chœurs et le Soleil a son lever.
On aborde, le temps aux camions pour l’Asie de décharger, puis nous rembarquons sur les vagues vineuses.
Nous longeons Corfou, l’antique Corcyre, pays des Phéaciens, où Ulysse était allé se glisser sous la double cépée d’un olivier greffé et d’un olivier franc qui,
nés du même tronc, ne laissaient pénétrer ni les vents ni les brumes humides.
Des îles habitées se pressent tout autour, Doulichion, Samé, Zante la forestière ; mais au fond du noroît, sur la mer, Ithaque apparaît la plus
basse.
C’est ensuite le Golfe de Patras que vient sceller un pont à haubans. Le port est là sous la montagne. Nous accostons à 11h30 et aussitôt ce sont nos premiers
coups de pédale dans le Péloponnèse. Le club cycliste local nous accueille en effet dès le ferry pour faire peloton commun jusqu’à la plage où se tient dans la foulée une conférence de presse en
présence de M. Dimitris Katsikopoulos, Préfet de l’Achaïe, M. Tzanakos, Président du Conseil Municipal de Patras, et de M. Giorgos Aggelopoulos, Président de la NEPA, association locale de
protection de l’environnement. Très honorés du chaleureux accueil des autorités grecques, nous tenons aussi ici à remercier tous ceux qui ont contribué à l’organisation de l’événement. C’est pour
nous le signe que nous n’avons pas roulé en vain, et que notre action, porteuse de valeurs humanistes, a forgé au fil des kilomètres une réelle solidarité avec les Grecs.
Il n’est pas anodin que de nombreux journalistes, y compris des chaînes de télévision Achaia Channel, Super B,
Tele Time, Patra TV, soient venus couvrir notre arrivée. Au-delà de nos péripéties à vélo, c’est l’occasion pour nous de présenter longuement le projet « Un arbre pour la Grèce », ses
soutiens et ses objectifs en termes de reboisement des oliveraies de la région.
Nous sommes si heureux de toucher au but, rouler sur ce sol de Grèce, et surtout discuter avec des habitants directement affectés par les incendies de l’été
2007. On nous félicite, on nous congratule. Mais ce sont eux les vrais héros, ceux qui font face à toutes les catastrophes, incendies, séisme, et qui
tiennent bon et rebâtissent… Nous sommes fiers de venir aider de tels hommes. Et que sera-ce demain quand nous arriverons à Olympie, aboutissement de notre parcours d’un mois à travers
l’Europe ?
Demain, étape 17 : Patras – Olympie
Grâce au Consulat de Grèce à Ancône, après la presse écrite dont nous
lisons les articles ce matin, c’est au tour de la télévision et plus particulièrement de la RAI 3 de s’intéresser à notre périple et au projet « Un arbre pour la Grèce ». L’interview
est donnée directement sur les quais quelques minutes avant que nous embarquions dans le ferry pour Patras. Les images sont fortes et le reportage devrait être diffusé dès ce soir. Notre objectif
de relations publiques est donc atteint avec des relais médias dans chacun des pays traversés. Nous sommes persuadés que de nombreux citoyens d’Europe auront entendus notre appel pour le
reboisement du Péloponnèse.
Pour autant, notre aventure cycliste ne s’arrête pas là. Encore une étape entre Patras et Olympie lundi puis nous irons rendre compte de notre action auprès des
autorités grecques, lesquelles nous soutiennent avec ardeur depuis le début.
Auparavant 22 heures de bateau : une petite
odyssée…
A 13h30, nous atteignons enfin le navire et la mer. On remet le croiseur à la vague divine, et dans la coque noire, on charge vélos et véhicules. Le matériel embarqué, nous aussi,
nos montons. Pour pousser le navire à la proue azurée, la déesse bouclée nous envoie de vaillants compagnons dans les machines, qui vont tourner les hélices, et, quand à bord on a rangé tous les
agrès, on n’a plus qu’à s‘asseoir et qu’à laisser mener le moteur et le pilote.
Le bateau part dans les bouillons du flot qui siffle sous l’étrave.
Tout le jour, nous courons sur la mer, moteurs au maximum. Le soleil se couche et c’est l’heure où l’ombre remplit toutes les rues, lorsque nous atteignons la
passe du Gargano et les courants profonds de l’Océan.
A
suivre…
Prochaine étape : lundi 5 / Patras - Olympie
Une dépêche AFP du 27 juin 2008 est reprise sur le site suisse « TSR sport ».
N’est-ce pas la preuve d’une mobilisation de chacun ?
N’est-ce pas la preuve d’un intérêt croissant de notre opération y compris au-delà de nos frontières.
Merci Jean-Marie !
Nous consacrons cette journée, la dernière en Italie, à rencontrer les autorités diplomatiques et les médias locaux afin de diffuser, comme nous l’avons fait précédemment dans les autres pays traversés, le projet « Un arbre pour la Grèce » à l’échelle européenne.
Nous rencontrons d’abord Mme Spyridoula Krokidi, Consul de Grèce à Ancône, laquelle nous félicite de l’action que nous menons et nous apporte tous ses encouragements. Aussitôt une conférence de presse est organisée dans ses bureaux avec des journalistes de la presse écrite locale : le Corriere Adriatico, le Messagero, Il Resto del Carlino. Demain, une seconde cession est prévue avec des journalistes de la télévision juste avant notre départ pour Patras.
Par ailleurs, nous profitons de cette relâche à Ancône pour remplacer le pneu arrière de Julien. La chose faite, nous voilà rassurés. Il était de toute façon hors de question pour nous d’achever à quatre un périple commencé à cinq !
Demain, Ancône – Patras
Lundi 30 juin / Patras - Olympie
La mobilisation s’accentue considérablement autour de l’opération
« Les Citoyens de l’Europe ». Aujourd’hui à Ancône, nos cinq étudiants ont rencontré Madame le Consul de Grèce et ont été en relation avec trois médias italiens : "Corriere
adriatico", "Messagero" et "Il resto del carlino".
Ce soir, ils dînent en présence notamment de Madame le
Consul et préparent de l’interview de demain, en… Italien !
Demain matin, ils vont en effet promouvoir "Un
arbre pour la Grèce" sur une chaîne de télévision, la RAI 3.
Même si aujourd’hui, la gestion d’un problème
purement technique de pneumatique n’a pas été simple, toute la petite équipe se porte bien.
Bravo Christophe, Guillaume, Harsh, Julien et Romain.
Ce que vous êtes en train de faire est formidable.
Au delà de ce que vous espériez réussir, promouvoir "Un arbre pour la Grèce" dans les pays d'Europe traversés, vous êtes en train de faire
avancer la fraternité européenne.
Je sais l'Appel que vous préparez pour Olympie et, franchement, je vous le dis
ici, je suis fier de chacun de vous.
Merci aussi à tous ceux qui ont rendu ce périple possible.
Un très grand merci également aux membres des familles des uns et des autres et à tous ceux qui sont venus encourager les
champions.
Ensemble, avec un idéal et de la volonté, on peut arriver à faire des... merveilles !
Sans valeurs on ne fait rien… Mais sans moyens, nous n’aurions jamais pu monter cette belle opération.
Nous tenons donc à remercier tous nos partenaires financiers.
Ils ont accepté de faire confiance à des jeunes qui n’avaient comme moyens que leur enthousiasme et un idéal.
C’est aujourd’hui notre dernière étape avant d’embarquer pour la Grèce. Bientôt la fin du périple. Le temps semble accélérer. Et comme notre route longe la côte tout du long depuis Rimini, nous ne pensons plus qu’à l’autre rivage, celui que nous foulerons après-demain : le Péloponnèse.
Pour l’heure, les stations balnéaires succèdent aux stations balnéaires. Bellariva, Marebello, Rivazzurra, Miramare. Mais ces beaux noms nous laissent sur notre faim car la route passe loin en retrait, derrière la voie ferrée, ses grillages et des murs d’immeubles. L’Adriatique se cache.
Notre frustration heureusement ne dure guère. Après Cattolica, nous empruntons une petite route en surplomb d’une mer cristalline. Ça grimpe dur mais le paysage est à la hauteur des efforts consentis. On croirait que toute la flore de Méditerranée s’est donné rendez-vous ici : pins parasols, lauriers-roses, oliviers, romarin, cyprès, figuiers… Nous roulons enivrés de ces parfums mêlés d’iode, de résine, d’herbes sèches et de fleurs épanouies.
Nous redescendons ensuite sur Pesaro et à Fano, où nous mangeons près des ruines romaines. Il est 12h30 et nous avons parcouru 60 km. Nous reprenons à 14h sous une chaleur fidèle à
elle-même. Le bitume se gondole en mirages luisants. Le matériel est mis à rude épreuve et peu avant Senigallia, le pneu arrière de Julien rompt sur 3 cm, de quoi l’obliger à laisser le vélo pour
aujourd’hui.
Il nous reste alors 25 km à parcourir. Le trafic devient de plus en plus dense au fur et à mesure que nous approchons d’Ancône. Qui plus est, les échappements des
camions nous laissent un air brûlant et incisif. Comme si la canicule ne suffisait pas !
Les derniers kilomètres sont un vrai calvaire entre infrastructures portuaires, raffineries, ponts, tunnels et voies ferrées. Nous arrivons à Ancône à 16h30, accueillis par M. Ugo della Corte au
nom du Consul de Grèce.
Prochaine étape : lundi 30 juin / Patras - Olympie
La seizième étape, longue de 98 km, entre Rimini et Ancône, s’est bien passée malgré deux difficultés : la chaleur qui est vraiment devenue terrible et la déchirure d’un pneu sur le vélo de Julien.
Mais, le moral est bon et l’appel de la traductrice de la Préfecture de Patras pour parler de l’arrivée a fait plaisir à toute l’équipe. Imaginez, à Patras, conférence de presse en bordure de plage...
Ce soir, au moment d’aller casser la croûte, après avoir vu le blog, toute l’équipe était en pleine forme.
Bravo les jeunes, nous sommes nombreux à être fiers de ce que vous faites.
Grâce aux encouragements de chacun, nous avons de plus en plus envie de réussir.
Réussir ce périple à vélo pour montrer la force de l’alliage fait de volonté et d’idéal…
Réussir pour interpeller sur la nécessité de protéger l’environnement, d’étendre la Fraternité en Europe…
Réussir pour montrer que des jeunes pensent à l’avenir, ont des repères, s’engagent…
Vos messages à tous nous touchent au plus profond de nous et sont de puissants facteurs de motivation. A chacun de vous nous voulons dire un énorme merci.
Nous tenons aussi à dire à tous ceux qui nous encouragent que si tout va bien jusqu’au bout et que nous arrivons à
Olympie, fier de notre périple, c’est chacun de vous qui y parviendra et pourra partager notre fierté.
Christophe, Guillaume, Harsh, Julien, Romain
Des personnalités...
Son Excellence Monsieur Georges Anastassopoulos

Président de la Conférence Générale de l'UNESCO
Monsieur Théodoros Kassimis

Vice-Ministre des Affaires étrangères (Grèce)
Son Excellence Monsieur Dimitrios Paraskevopoulos

Ambassadeur de Grèce en France
Madame Jacqueline de Romilly

de l'Académie Française
Madame Niki Goulandris

Présidente du Musée d'Histoire Naturelle d'Athènes
Nikos Aliagas

Journaliste, animateur de télévision
Stéphane Bern

Journaliste, animateur de radio et télévision
Jean-Marie Leblanc

Ancien directeur du Tour de France
et des dirigeants d'entreprises...
Pierre Berthou

Membre du bureau du C.J.D.
Gontran Lejeune

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Emmanuel Thaunier

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Emmanuel Vasseneix

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